Princes et princesses d'Europe

samedi 22 septembre 2018

Pauline Dubuisson (1927-1963)

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Pauline Dubuisson, née le 11 mars 1927 à Malo-les-Bains et morte le 22 septembre 1963 à Essaouira, est connue pour avoir été au centre d'un fait divers des années 1950. Jugée en 1953 à Paris pour le meurtre de son ex-petit ami Félix Bailly, elle a inspiré le personnage principal du film de Henri-Georges Clouzot, La Vérité (1960).

 

Pauline Dubuisson naît en 1927 à Malo-les-Bains1, ville qu'a fondée son arrière-arrière-grand oncle Thomas Gaspard Malo selon Philippe Jaenada. Élevée comme un garçon dans une famille bourgeoise de Dunkerque (sa mère Hélène Hutter, femme réservée, laisse l'éducation des enfants à son mari, André Dubuisson, colonel de réserve et entrepreneur en travaux publics) car née à la suite de trois frères, elle se révèle une bonne élève mais est néanmoins exclue à 14 ans de l'école pour avoir été vue, en pleine Occupation, se promenant avec un marin allemand. Son père, dont l'entreprise a été rasée par les bombes, l'encourage alors à démarcher des officiers allemands afin de faciliter ses affaires.

En 1944, alors qu'elle a obtenu son baccalauréat et souhaite devenir médecin, elle entre comme aide-infirmière à l'hôpital allemand de Dunkerque, le centre hospitalier de Rosendaël, où elle devient la maîtresse du médecin-chef de l'établissement, le colonel Von Dominik, homme de 53 ans2.

Cette relation lui vaut à la Libération d'être conduite avec d'autres femmes en place publique, où elles sont tondues, déshabillées et couvertes de croix gammées, avant de comparaître devant un « tribunal du peuple » qui la condamne au peloton d'exécution. Son père, colonel de réserve de la Première Guerre mondiale, parvient à la faire libérer de justesse, mais tous deux doivent quitter Dunkerque immédiatement3.

Après une année passée à Lyon, elle entame en 1947 des études à la faculté de médecine de Lille où elle rencontre Félix Bailly, jeune homme timide et puceau. Après leur première nuit d'amour, il lui propose le mariage, qu'elle refuse, ne voulant pas devenir l'épouse rangée et la secrétaire de Félix comme l'usage le voudrait. Lassé, il lui signifie à la rentrée 1949 que tout est fini entre eux. Il quitte Lille pour Paris sans lui laisser son adresse. Avec le temps, Pauline Dubuisson dit s'être aperçue de son erreur et avoir pris conscience qu'elle aurait dû accepter la demande en mariage.

Au mois d'octobre 1950, Pauline apprend que Félix est fiancé mais penserait toujours à elle. Elle recherche son adresse puis le rejoint quelques semaines plus tard pour avoir une explication. C'est alors que les versions divergent : Pauline affirme avoir passé la nuit avec lui, et au matin, celui-ci lui aurait dit n'avoir couché avec elle que pour se venger des humiliations passées, ce que nie la famille de Bailly. Pauline Dubuisson, qui avait obtenu un port d'arme et acheté un 6,35 mm à Dunkerque (soit par préméditation, soit pour se suicider, ayant déjà fait deux tentatives de suicide après la guerre), attend Félix le lendemain matin au bas de son immeuble, rue de la Croix-Nivert dans le 15e arrondissement de Paris. Le 17 mars 1951, elle le suit dans sa chambre et tire sur lui par trois fois1, elle affirmera pour sa part qu'elle avait tenté de se suicider et que la première balle était partie malencontreusement alors que Félix tentait de l’en empêcher. Elle tente de retourner l'arme contre elle mais celle-ci s'enraye. Elle ouvre alors le gaz et s'enfonce le tuyau dans la gorge mais est secourue à temps. Son père se suicide lorsqu'il apprend le meurtre commis par sa fille4.

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Celle que les journalistes surnomment « l'infâme, l'orgueilleuse sanguinaire » ou « la Messaline des hôpitaux », est condamnée à la perpétuité à l'issue de son procès le 18 novembre 19534. L'unique femme du jury lui accorde les circonstances atténuantes, et lui permet d'échapper à la peine de mort. Jacques Vergès assiste à ce procès qui lui donne sa vocation5. Elle est incarcérée à Haguenau et à la Petite Roquette, Pauline Dubuisson est libérée pour bonne conduite en mars 1960. Elle reprend ses études de médecine et se fait désormais appeler Andrée (son deuxième prénom) mais la sortie du film La Vérité la replace sous les feux de l'actualité.

Devenue médecin, elle décide de partir en 1962 pour le Maroc où elle trouve un poste d'interne à Mogador. Elle y rencontre Jean Lafourcade, un ingénieur pétrolier qui souhaite se marier. Mais un numéro de Détective, dans un cabinet de dentiste, raconte son histoire et, face à la rumeur qui enfle, elle lui révèle son passé, si bien que ce dernier refuse de l'épouser. Le 22 septembre 1963, Pauline Dubuisson est retrouvée morte dans son lit où elle s'est suicidée en avalant des barbituriques4. Selon ses vœux, elle a été enterrée anonymement à même la terre dans le cimetière de Mogador6.


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https://fr.wikipedia.org/wiki/Pauline_Dubuisson

https://www.parismatch.com/Actu/Faits-divers/Pauline-Dubuisson-la-seductrice-humiliee-Dans-les-archives-de-Paris-Match-820717

https://www.greffiernoir.com/pauline-dubuisson-l-inspiratrice-du-film-la-verite-de-clouzot

http://www.slate.fr/story/149535/pauline-dubuisson

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mardi 24 juillet 2018

La descendance de la grande-duchesse Xénia de Russie (1875-1960)

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http://heinbruins.nl/Christian.html

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dimanche 22 juillet 2018

Mariage de la princesse Theodora de Sayn-Wittgenstein-Berleburg

1532426203-thedoroaLe 21 juillet à à Bad Laasphe en Allemagne la princesse Theodora de Sayn-Wittgenstein-Berleburg et le comte Nikolaus Bethlen de Bethlen se sont mariés.

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 La princesse née en 1986 est la fille et dernière du prince Ludwig-Ferdinand de Sayn-Wittgenstein-Berleburg et de la comtesse suédoise Yvonne Wachtmeister af Johannishus. Elle a deux frères et une soeur. Son frère ainé a épousé  et son autre frère August est acteur. Sa sœur la princesse et journaliste Anna est mariée au prince Manuel de Bavière. 

Source: Externe

Le comte, né en 1977, est issu d'une famille de l'aristocratie hongroise. L’unique sœur du comte Bethlen de Bethlen, Katalin a épousé le prince héritier Carl Christian von Wrede.

37702945_10155602404628314_6175291015977500672_nLa princesse Theodora a fait ses études dans des écoles en Suisse et au Royaume-Uni avant de se rendre à St. Andrews où elle a étudié les relations internationales avant de travailler en Jordanie et pour son père. 


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 Sources: 

Princess Theodora of Sayn-Wittgenstein-Berleburg marries Hungarian noble

HSH Princess Theodora-Louise of Sayn-Wittgenstein-Berleburg married Count Miklós Bálint Béla Bethelen de Bethlen on July 21 in Bad Laasphe, Germany. The bride is 31 years old and the groom is 41. The Princess is the fourth and youngest child of HSH Prince Ludwig-Ferdinand of Sayn-Wittgenstein-Berleburg and Swedish-born Countess Yvonne Wachtmeister af Johannishus.

http://royalmusingsblogspotcom.blogspot.com

 

Mariage de Theodora de Sayn-Wittgenstein-Berleburg - Noblesse & Royautés

Mariage à Bad Laasphe en Allemagne de la princesse Theodora de Sayn-Wittgenstein-Berleburg et du comte Nikolaus Bethlen de Bethlen. La princesse née en 1986 est la fille du prince Ludwig-Ferdinand de Sayn-Wittgenstein-Berleburg et de la comtesse suédoise Yvonne Wachtmeister af Johannishus. Sa sœur la princesse Anna est mariée au prince Manuel de Bavière.

http://www.noblesseetroyautes.com

 

Controversial German Princess who bragged of killing Muslims marries

Princess Theodora Sayn-Wittgenstein married Earl Nikolaus Bethlen de Bethlen Bavarian was fined £1,000 in 2014 after attacking St Andrew's University staff She always joked about 'killing Muslims' before stripping off and scaling a fence She looked world's away from her court appearance in a floor length gown Germany's one-time wild child princess, who was fined £1,000 for stripping at St Andrews University in 2014, showed she's finally settled down this weekend, after wedding her company director fiance in style.

http://www.dailymail.co.uk

 

Wedding Of Princess Theodora Sayn-Wittgenstein and Earl Nikolaus Bethlen de Bethlen on July 21, 2018 in Bad Laasphe, Germany.

Prince Konstantin von Bayern and his fiance Deniz Kaya during the wedding of Princess Theodora zu Sayn-Wittgenstein-Berleburg and Earl Nik...

http://worldroyalfamily.blogspot.com

 

Wedding Of Princess Theodora Sayn-Wittgenstein and Earl Nikolaus Bethlen de Bethlen In Bad Laasphe

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https://www.gettyimages.fr




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mardi 17 juillet 2018

17 juillet 1918: assassinat de la famille Romanov et de ses serviteurs

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samedi 14 juillet 2018

Maison du Roi

La Maison du roi est une administration domestique existant en France sous l'Ancien Régime puis laRestauration.

Elle a été réglementée par Henri III en 1578 puis 1585, puis par Colbert. Elle est dirigée par le grand maître de France, l'un des premiers personnages du royaume. Aux xvie et xviie siècles, elle compte entre 1 000 et 2 000 personnes. Il est difficile de retracer son évolution exacte. Comme le dit Jean-François Solnon dans le Dictionnaire du grand siècle :

« La structure [de la Maison du roi] n'a pas l'ordonnance d'un jardin à la française. C'est un ensemble hétérogène, constitué progressivement par ajouts successifs de services nouveaux sans suppression brutale des plus anachroniques. (…) La négligence dans la tenue des rôles, l'imprécision des attributions interdisent tout classement rigoureux, tout dénombrement précis ».

Elle comporte trois grandes divisions : la maison civile, la maison militaire et la maison ecclésiastique.

La Maison du roi a été l'héritière de l'Hôtel du roi réorganisé par Henri III. Sa gestion était placée sous le contrôle du Bureau de la Maison du roi comportant la Chambre aux deniers qui existait depuis le xiiie siècleet était chargée des paiements des différents grands offices ainsi que de leur comptabilité.

La Maison du roi a été complètement réorganisée sous le règne de Louis XVI par plusieurs édits pris entre juillet 1779 et août 1780.

La Maison civileModifier

Roy d'armes.

Elle est divisée en départements, de nombre variable au cours de l'époque moderne. Sous Louis XIV, elle en comptera vingt-deux. Ceux-ci étaient dirigés par les grands officiers de la Maison du roi, titre distinct (malgré quelques recoupements) de celui de grand officier de la couronne, membres de la haute noblesseou du haut clergé. Voici les départements les plus importants :

La Bouche du roiModifier

C'est le plus important, en termes de personnel, des départements de la Maison du roi. Elle est dirigée par le premier maître d'hôtel du roi et se compose de sept offices, tous touchant au ravitaillement et à la cuisine pour la table du Roi :

Servent à la bouche le maître d'hôtel ordinaire, les 12 maîtres d'hôtel servant par quartier, le grand panetier, le premier écuyer tranchant et legrand échanson (trois offices devenus purement honorifiques depuis le début de l'époque moderne), les 36 gentilshommes servants, etc.

La Chambre et le Cabinet du roiModifier

Elle est dirigée par le grand chambellan et à la charge des appartements du roi et de l'escorte de la personne du roi. C'est, avec la bouche, l'un des services avec le plus de personnel : elle compte dans ses rangs les quatre premiers gentilshommes de la chambre, les gentilshommes de la chambre, les valets de chambre, les pages, les huissiers et les enfants d'honneur. La proximité des officiers de la chambre avec le roi rend les charges très estimées.

Ce personnel de la Chambre et du Cabinet du roi comprenait environ 500 personnes. Ce nombre varia sans cesse.

La Chambre du roiModifier

Elle se composait en 1712[1] de :

1 grand chambellan. 4 premiers gentilshommes. 24 pages. 4 gouverneurs des pages. 4 sous-gouverneurs. 1 maître de mathématiques. 1 maître en fait d'armes. 1 maître à danser.

Page.
  • L'antichambre

2 huissiers.

  • La chambre

4 premiers valets de chambre. 16 huissiers. 32 valets de chambre. 12 porte-manteaux. 12 porte-arquebuses. 1 porte-mail. 8 barbiers valets de chambre. 1 barbier ordinaire. 1 chirurgien, opérateur pour les dents. 8 tapissiers. 3 horlogers. 3 renoueurs. 6 garçons. 2 porte-chaise d'affaires. 1 porte-table. 1 frotteur. 9 porte-meubles. 1 porteur de meubles. 1 capitaine des mulets. ? peintres. ? sculpteurs. ? vitriers. 2 menuisiers. ? serruriers. ? coffretiers-malletiers.

1 capitaine des levrettes et lévriers. 4 valets et gardes des levrettes. 2 gardes des petits chiens. 1 pâtissier des chiens. 

1 chef du vol pour les champs. 1 maître fauconnier. 1 piqueur. 1 acheteur d'oiseaux. 1 valet des épagneuls. 1 capitaine du vol pour pie. 1 maître fauconnier. 2 piqueurs. 1 oiseleur ou tendeur 1. 

Maître de la garde robe, gravure dePatas.

1 grand maître de la garderobe. 2 maîtres de la garderobe. 4 premiers valets. 17 valets. 1 porte malle. 4 garçons. 9 tailleurs. 1 empeseur. 1 remplisseuse de points. 2 brodeurs. 2 pelletiers. ? lingers. 8 cordonniers. ? chapeliers. 2 merciers. 6 chaussetiers. 2 lavandiers.

Le Cabinet du roiModifier

2 huissiers du cabinet. 1 huissier de l'ordre du Saint-Esprit. 4 secrétaires du cabinet. 4 courriers du cabinet. 1 gardien des livres. 1 gardien des médailles. 2 lecteurs. 1 interprète pour les langues arabes et syriaques. 1 interprète pour la langue latine. 1 interprète pour la langue grecque.

Les Oiseaux du Cabinet du roi (ou Fauconnerie du Cabinet du roi)Modifier

Capitaines généraux des fauconneries du cabinet du roi. Officiers de la maison royale, et tout à fait indépendants du Grand Fauconnier. Jérôme du Buisson fut chef du vol pour corneille[2]. « La fauconnerie du cabinet du Roy suit seule Sa Majesté dans ses voyages, même à l'armée, et le sieur Forget, qui la commande, prend tous les jours l'ordre du Roy en route ou à l'armée ». Les Oiseaux ou Fauconnerie du Cabinet du Roi sont installés à Montainville (Yvelines), dès 1680[3].

Le capitaine général avait sous ses ordres : les autres capitaines de vol des oiseaux du cabinet[1], savoir :

1 capitaine général.

1 capitaine du vol pour corneille. 1 lieutenant, aide. 1 maître fauconnier. 6 piqueurs. 1 garde-perches.

1 capitaine du vol pour pie. 1 lieutenant, aide. 1 maître fauconnier. 3 piqueurs. 1 garde-perches.

1 capitaine du vol pour les champs. 1 lieutenant, aide. 1 maître fauconnier. 2 piqueurs. 1 valet d'épagneuls. 1 garde-perches.

1 capitaine du vol pour émérillon. 1 lieutenant, aide. 1 maître fauconnier. 2 piqueurs. 1 garde-perches.

Le Garde-MeublesModifier

1 intendant, contrôleur général. 1 garde général. 2 garde-meubles. 11 garçons.

Dès le xiiie siècle, l'Ostel le Roy, les services de l'intendance royale, comprenait un service chargé de pourvoir en meubles et en tapisseries le roi et la cour encore itinérante à l'époque[2]. Il tenait l'inventaire des meubles mais aussi des objets de la Couronne, en assurait le transport d'une résidence royale à l'autre, et s'occupait de leur entretien et d'en fabriquer des nouveaux[2].

François Ier y constitua par lettres patentes en 1530 les joyaux de la Couronne. En 1604, une administration en tant que telle vit le jour sous Henri IV, nécessitée par l'accroissement des demeures royales[1], et il fut créé une charge d'Intendant général des meubles de la Couronne. Cette administration devint prestigieuse à partir du règne de Louis XIV avec l'intérêt que lui et ses successeurs porteront au mobilier royal[1]. En 1663,Colbert réorganisa cette administration qui prit le nom de « Garde-Meuble de la Couronne[2] » avec toujours pour but la gestion patrimoniale mais aussi de célébrer la gloire du roi, ce qui se traduira par le nombre et la valeur des pièces réalisées[2]. La direction de cette nouvelle administration royale est confiée à Gédéon Berbier du Mets avec le titre de « Contrôleur général des meubles de la Couronne »[2].

Le Garde-Meuble est installé à l'hôtel du Petit Bourbon jusqu'en 1758[2]. Il est ensuite déplacé à l'hôtel de Conti (1758-1768)[2] puis à l'hôtel des Ambassadeurs extraordinaires, aujourd'hui Palais de l'Élysée, avant de s'installer en 1772 dans un bâtiment spécialement construit, l'hôtel du Garde-Meuble, aujourd'hui l'hôtel de la Marine, place de la Concorde à Paris. En 1777, ses salles sont disposées pour permettre la visite des collections tous les premiers mardis de chaque mois de Pâques à la Toussaint, en devenant ainsi le premier musée public d'arts décoratifs à Paris.

Après la Révolution qui voit le vol des joyaux de la Couronne en 1792[2], l'administration est supprimée en juin 1797. Elle renaît en 1800 sous Bonaparte sous le nom de Garde-Meuble des Consuls[2] avant de devenir en 1804 le Mobilier impérial et de retrouver son lustre avec la vaste politique de réameublement des palais entreprise par Napoléon[2]. Il s'installe alors rue des Orties, dans ce qui est aujourd'hui la Place du Carrousel du Louvre, puis à l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, rue Saint-Honoré.

Sous la Restauration, le Garde-Meuble déménage en 1825 dans les bâtiments de l'hôtel des Menus-Plaisirs rue Bergère et enfin au 103 quai d'Orsay en 1852, sur le terrain actuellement occupé par le musée du Quai Branly.

De nouveau nommé Mobilier impérial sous le Second Empire, l'administration prend son nom actuel de Mobilier national à la chute de celui-ci en 1870[2].

La Musique de la ChambreModifier

2 surintendans. 2 maîtres de la musique. 24 violons. 2 compositeurs. 2 hautes-tailles. 2 haute-contre. 2 basses-tailles. 2 basses. 1 clavessin. 1 porte-épinette. 2 petits luths. 2 violes. 1 théorbe. 1 maître de luth, pour les pages. 1 maître de grammaire pour les enfans de la musique de la chambre. 2 dessus de violon. 2 basses. 2 basses de viole. 4 flûtes. 1 faiseur de luths et autres instrumens de musique de la chambre.

La Musique du CabinetModifier

21 violons. 2 bassons. 3 hautbois. 1 huissier des ballets. 1 garde des instrumens. 4 trompettes ordinaires des plaisirs du roi. 1 timbalier. 4 tambours. 4 fifres.

La Faculté de la Chambre du RoiModifier

  • Le Premier médecin du roi dirige la Faculté de la chambre du roi. Il a sous ses ordres 1 médecin ordinaire et 8 médecins servants par quartier, 1 médecin de l'infirmerie de la maison du roi.
  • Le Premier chirurgien du roi dirige les opérations ordonnés par le Premier médecin. Il a sous ses ordres 1 chirurgien ordinaire et 8 chirurgiens servants par quartier.
  • Le premier apothicaire du roi élabore les médicaments nécessaires. il a sous ses ordres 4 apothicaires, 4 aides-apothicaires, 2 apothicaires-distillateurs, 1 opérateur ordinaire et 1 herboriste.

Les menus-plaisirsModifier

Les Menus-Plaisirs, qu’on appelait communément « les Menus », formaient une branche importante de l’administration de la maison du roi. En pratique, elle comprenait la préparation des cérémonies, fêtes, et spectacles de la cour. Les Menus-Plaisirs furent placés sous la direction d’abord d’un trésorier, et plus tard d’un intendant. Il y avait « des intendants des menus plaisirs et affaires de la chambre du roi ». Déjà, sousHenri III, cette administration absorbait annuellement, à elle seule, une somme de 70 millions de livres tournois.

La direction des spectacles de la cour devint par la suite une des charges les plus importantes de l’intendant des Menus, et, par ce fait, s’enchevêtrait quelque peu avec celle de l’Opéra car, sous Louis XIV, qui habitait généralement Versailles ou Saint-Germain, les premières représentations d’ouvrages nouveaux étaient presque toujours données dans l’une de ces deux villes, de même que sous Louis XV elles étaient souvent données à Fontainebleau, où le roi se rendait chaque année. Comme certains décors et costumes faisaient retour à l’Opéra après avoir servi à la cour, il résultait de cette situation un contact incessant entre les deux administrations, de sorte que les menus plaisirs étaient une sorte de petite direction des beaux-arts.

Antoine Angélique Levesque reprit la charge de garde général des Magasins des Menus plaisirs du roi[1]. Il réunit 767 dessins et 109 estampes en Recueil des Menus Plaisirs[2].

En 1750, les « bâtiments des Menus-Plaisirs » furent construits pour y placer les ateliers et magasins des menus plaisirs du roi, c’est-à-dire des jeux (paume, raquette, etc.), des concerts et des spectacles. C’était une sorte de garde-meuble où on emmagasinait le matériel des fêtes de la Cour. Bachaumont rapporte qu’il y avait aussi un « théâtre aux Menus-Plaisirs » : une des pièces du bâtiment était disposée en salle de théâtre et servait à répéter les spectacles que l’on devait donner à Versailles. En 1787 et 1788, les deux assemblées des notables se tinrent dans une salle de l'hôtel des Menus Plaisirs, à Versailles, ainsi que l’ouverture des États généraux. Plus tard, durant la Révolution, cette salle servit encore, à cause de sa grandeur, de salle de séance au tiers état.

En réduisant considérablement les dépenses de sa maison, Louis XVI ne laissa subsister qu’un « maître des Menus-Plaisirs », qui est ainsi mentionné dans l’Encyclopédie méthodique de 1788 : « Grand officier qui a l’intendance de tout ce qui regarde les spectacles, comédies, bals, mascarades, etc., à la cour. Il avoit aussi d’abord le pouvoir de donner des permissions à tous les comédiens forains et à ceux qui montrent les marionnettes, etc., et on ne pouvoit même jouer aucune pièce aux deux salles de spectacle de Londres, qu’il ne l’eût lue et approuvée ; mais cette autorité a été fort réduite, pour ne pas dire absolument abolie par le dernier règlement qui a été fait sur les spectacles. »

L’administration des Menus-Plaisirs avait son siège à Parisno 15 rue du Faubourg-Poissonnière (actuel IXe), dans un vaste immeuble qui s’étendait de la rue Bergère à la rue Richer actuelles. C’est là que la Convention installa en 1795 le Conservatoire de musique.

Avec la Restauration, les Menus-Plaisirs reparurent, mais bien déchus de leur ancienne splendeur, avant d’être définitivement emportés par laRévolution de 1830.

Les trois derniers intendants des Menus-Plaisirs, ces fonctionnaires étaient placés sous les ordres immédiats du ministre de la maison du roi, furent : Papillon de la Ferté, qui occupa cette charge pendant les dernières années du règne de Louis XVI et qui périt sur l’échafaud durant laTerreur, âgé de près de soixante-dix ans ; Des Entelles, qui fut désigné pour cet office en 1814, lors de la Restauration ; et Papillon de la Ferté, fils du précédent, qui succéda à Des Entelles, aux environs de 1820.

L'hôtel des Menus-Plaisirs abrite aujourd'hui le centre de musique baroque de Versailles.

Les archives de l'Intendance des Menus-Plaisirs sous la Seconde Restauration (règnes de Louis XVIII et de Charles X) sont conservées aux Archives nationales dans la sous-série O/3[3].

Les CérémoniesModifier

Service créé en 1585 par Henri III, il est chargé du cérémonial public : baptêmesmariages et enterrements royaux, sacre et couronnement, entrées royales, festins royaux, réceptions d'ambassadeursétats généraux, etc. Il est dirigé par le grand maître des cérémonies, assisté par le maître et l'aide des cérémonies.

L'ÉcurieModifier

Elle est divisée depuis 1582 en deux services :

  • la Grande Écurie, dirigée par le grand écuyer, dit « M. le Grand », qui s'occupe des haras du roi et du service des cérémonies (les hérauts et roi d'armes, les poursuivants d'armes, les porte-épées de parement, les pages et le corps des musiciens).
  • la Petite Écurie, dirigée par le premier écuyer, dit « M. le Premier », comprend les écuyers, les pages, les petits valets de pied et tout ce qui est cocher, postillon, sellier ou palefrenier.

La VénerieModifier

Elle s'occupe des chasses du Roi. Elle est dirigée par le grand veneur et comprend, outre la vénerie (chasse à cheval), la louveterie (dirigée par le grand louvetier), et le vautrait (équipage pour la chasse au sanglier, dirigé par le capitaine des toiles).

La Fauconnerie était en partie directement dirigée par le grand fauconnier)[4] : capitaines du vol pour corneille. Officiers de la maison royale placés sous les ordres du grand fauconnier. Il y avait deux vols pour corneille. Le premier comprenait : 1 capitaine, 1 lieutenant, 1 maître fauconnier, 20 piqueurs.

Le second : 1 capitaine, 1 lieutenant, 7 piqueurs, 1 porte-duc.

Capitaines du vol pour héron. Officiers de la maison royale, appartenant au service du grand fauconnier. Ils avaient sous leurs ordres :

1 lieutenant, 2 maîtres fauconniers, 8 piqueurs.

Capitaines du vol pour le lièvre. Officiers de la maison royale, appartenant au service du grand fauconnier. Ils avaient sous leurs ordres :

1 lieutenant, 4 piqueurs, 1 valet de lévriers.

Capitaines du vol pour milan. Officiers de la maison royale, placés sous les ordres du grand fauconnier. Il y avait deux vols pour milan, et chacun d'eux comprenait :

1 capitaine, 1 lieutenant, 1 maître fauconnier, 5 piqueurs, 1 porte-duc.

« Chaque année, pour le premier milan noir que le chef du second vol prend en présence du Roi, le cheval de Sa Majesté, la robe de chambre et les mules lui appartiennent 1 ; le tout est néanmoins racheté pour une somme de cent écus. »

La Maison militaireModifier

La Maison militaire du roi de France comprend l'ensemble des troupes d'élite de l'armée royale. Elle existe depuis au moins le xvie siècle, mais n'est organisée que par Louis XIV en 1671. Elle est dirigée par le secrétaire d'État à la Maison du roi et le secrétaire d'État à la guerre.

Loin de n'être que des troupes de cérémonie, les régiments de la maison du Roi, à l'instar de la Garde impériale de Napoléon Ier, ont participé à toutes les campagnes, d'abord en tant que garde personnelle du Roi. Ainsi, en 1567, lors de la surprise de Meaux, la famille royale ne doit qu'aux Cent-Suisses d'échapper à la capture par les troupes protestantes du prince de Condé. Cette troupe d’élite joue un rôle décisif dans certaines batailles. Le 10 août 1792, les gardes suisses se font massacrer pour protéger Louis XVI et sa famille. Sur le champ de bataille, rassemblée autour du porte-cornette blanche, elle sert de garde rapprochée au Roi.

En l'absence du roi, elle combat quand même : c'est la seule armée permanente du royaume, avec la cavalerie d'ordonnance, les six « Vieux » et les six « Petits-Vieux ».

La Maison militaire remplit plusieurs fonctions[5] :

  • garder la personne du Roi et assurer la sécurité de la Cour,
  • troupe permanente, elle est une troupe d'élite, qui a servi au cours des guerres,
  • assurer la formation des officiers.

Les troupes composant la Maison militaire [6] se répartissent suivant la couleur dominante de leurs uniformes entre :

  • la Maison bleue : les gardes du corps,
  • la Maison rouge : gendarmes, chevau-légers, mousquetaires ou grenadiers à cheval.

Ces différentes troupes se sont constituées au cours de l'histoire de la monarchie.

Les premières troupes de gardes du corps assurant la protection du Roi ont été constituées majoritairement de troupes faites de mercenaires étrangers, supposés moins sensibles aux intrigues de la Cour :

  • d'abord une compagnie écossaise à laquelle s'est adjoint progressivement trois compagnies françaises d'une centaine d'archers (les arcs ont été rapidement remplacés par d'autres armes),
  • les deux cents gentilshommes à bec de corbin (nom de la hallebarde à bec de corbin qu'ils portaient à l'origine)
  • les Cent-Suisses
  • les gentilshommes de la Cornette du Roi, appelée Cornette blanche, existant uniquement en temps de guerre, placés sous le commandement direct du roi.
  • En 1563 est venu s'ajouter le régiment des Gardes-Françaises en regroupant huit enseignes des anciennes bandes de Picardie et dePiémont. En 1635, ce régiment avait atteint sa taille maximale avec 9 000 hommes en 30 compagnies.
  • le régiment des chevau-légers de la garde du Roi, créé par Henri IV en mai 1593,
  • le régiment des gendarmes de la garde du roi, créé par Henri IV, d'abord pour le Dauphin en 1609, puis par ordonnance du 11 juillet 1611,
  • le régiment des Gardes suisses, formé par Gaspard Gallati en 1616,
  • les deux compagnies de mousquetaires :
    • la compagnie des mousquetaires du Roi est créée en 1622, dissoute en 1646 et reformée en 1657. Appelés mousquetaires gris. C'était la compagnie de d'Artagnan.
    • la compagnie des mousquetaires noirs, constituée à l'origine par Richelieu pour être sa garde personnelle, avant d'être celle de Mazarinqui la céda au roi en 1660.
  • le corps de la gendarmerie d'ordonnance en 1660. Mais ce corps a subi de nombreuses modifications. Il regroupait des compagnies de gendarmes et de chevau-légers. Les gendarmes écossais avaient été placés à la tête du corps.
  • la compagnie des grenadiers à cheval, crée en 1676.

Jusqu'à la création de casernes, en 1764, les six bataillons de Gardes françaises et le premier bataillon de Gardes suisses étaient souvent logés chez l'habitant à Paris et les trois autres bataillons de Gardes suisses en banlieue. Les troupes logées à Paris perturbaient souvent l'ordre public et les soldats arrondissaient leurs soldes par des trafics ou de menus travaux.

Certaines troupes de la Maison militaire du Roi firent l'objet de critiques de la part de l'armée, après 1750, quand elle ne participa plus aux combats. Certaines de ces troupes paraissaient inutiles. Pour faire des économies, les deux compagnies de mousquetaires et les grenadiers à cheval ont été supprimés par le comte de Saint-Germain. Il diminua aussi les autres corps de la Maison militaire. La gendarmerie d'ordonnance a été supprimée en 1788.

Maison ecclésiastique

Son chef est le grand aumônier de France (charge créée sous François Ier), le plus souvent un cardinal. La Chapelle a la charge des messes et cérémonies religieuses (mariages, baptêmes, etc.) et des aumônes du Roi. Les autres officiers de la maison ecclésiastique sont le premier aumônier, l'aumônier ordinaire, le maître de l'oratoire, le confesseur du Roi, etc.

Elle avait principalement comme charge la chapelle du roi, c'est-à-dire le soin du culte divin en présence du souverain. La maison ecclésiastique était dirigée par le grand aumônier de France, secondé par le premier aumônier de France, qui exerçait les fonctions du premier en l'absence de celui-ci. De ces personnages dépendaient le confesseur du roi, ecclésiastique qui recevait la confession du souverain, le prédicateur du roi, qui prêchait en présence du souverain, et les huit aumôniers du roi qui assuraient le service régulier de la chapelle du roi (à partir de 1761, il y eut un aumônier ordinaire et huit aumôniers de quartier).

Enfin une troupe d'ecclésiastiques et de musiciens assurait le culte divin. Ils étaient divisés en deux service : la chapelle et oratoire, dirigé par le maître de l'Oratoire, qui célébrait les messes non chantées et la grande chapelle dirigé par le maître de la chapelle qui célébrait des messes en plain-chant. Sous le règne de Louis XV, les musiciens des deux chapelles furent unis, avant d'être transférés à la chambre du roi en1761. À ce moment l'office de maître de la chapelle fut supprimé.

Comme tous les autres officiers de la maison du roi, ces personnages sont des commensaux du roi et bénéficient des privilèges de cet état, dont le plus important est sans doute le droit de committimus.

 

 

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samedi 7 juillet 2018

Mort du prince Michel de Bourbon-Parme (1926-2018)


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 Le prince Michel de Bourbon-Parme à l’âge de 92 ans le 7 juillet à Neuilly sur Seine. Le prince Michel de Bourbon-Parme était né le 4 mars 1926 à Paris. Il est le 3ème enfant du prince René de Bourbon-Parme (frère de l’impératrice Zita) et de la princesse Margrethe de Danemark, fille du prince Valdemar de Danemark et de la princesse Marie d’Orléans, petite-fille du roi Christian IX de Danemark. Sa soeur aînée n’est autre que la princesse Anne, devenue par mariage reine de Roumanie. Marié en premières noces à la princesse Yolande de Broglie-Revel, il est remarié à  la princesse Maria Pia de Savoie.

 En 1940, la famille du prince Michel est chassée de France par les Nazis et s’installe à New York. A 17 ans, le prince s’engage dans l’armée américaine. Repéré par l’OSS (ancêtre de la CIA), il est envoyé en Angleterre où il intègre l’unité top secrète des commandos Jedburgh. Avec ses compagons, il est parachuté dans le Massif central en juin 1944. Après la Deuxième Guerre Mondiale, le prince Michel se porte volontaire pour l’Indochine où il est fait prisonnier en août 1945. Il parviendra à échapper à ses gêoliers après 8 mois d’une dure captivité.

Démobilisé à l’âge de 20 ans, le prince devient coureur automobile et participe, notamment, aux 24 heures du Mans en 1964 et 1966. En 1964, il arrive également second au Tour de France auto. Lors du Grand Prix de Monaco en 1967, il intervient au moment du terrible accident de Lorenzo Bandini : avec l'aide d'un commissaire de piste, il arrive à extraire le pilote de la carcasse en feu de sa Ferrari.

Il devient ensuite homme d’affaires et jouera fréquemment le rôle d’intermédiaire entre le gouvernement du shah d'Iran et les entrepreneurs français.

Le prince a eu six enfants : Eric (1953) marié à la comtesse Lydia af Holstein-Ledreborg, Ines (1952-1981), Sybil (1954), Victoire (1957-2001), Charles Emmanuel (1961) marié à Constance de Ravinel et Amélie (née de sa relation avec Laure Le Bourgeois) qui fut mariée à Igor Bogdnaov.

Les funérailles du prince Michel de Bourbon-Parme, décédé à l’âge de 92 ans, auront lieu le 13 juillet aux Invalides

Informations complémentaires:

+ HRH Prince Michel of Bourbon-Parma (1926-2018)

Michel of Bourbon-Parma: Last of the Royal Swashbucklers By Charles Stewart 8 July 2018 The death of Prince Michel of Bourbon-Parma (1926-2018) on 7 July severs the last link binding several of Europe's royal families in history and kinship. The late Prince Michel of Bourbon-Parma.

http://eurohistoryjournal.blogspot.com

 

Prince Michel of Bourbon-Parma

HRH Prince Michel Marie Xavier Waldemar Georg Robert Karl Eymar of Bourbon-Parma, third of four children of the late Prince Rene of Bourbon-Parma and Princess Margrethe of Denmark, died on July 7 at Neilly-sur-Seine, France. He was 92 years old. Michel's father was the 19th child of Duke Roberto I of Bourbon Parma.

http://royalmusingsblogspotcom.blogspot.com



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dimanche 24 juin 2018

Julien et Marguerite de Ravalet: une scandaleuse histoire d'inceste

Julien et Marguerite de Ravalet sont les enfants de Jean III de Ravalet, seigneur de Tourlaville. Ils ont été exécutés le 2 décembre 1603 en place de Grève à Paris pour adultère et inceste.

"Julien et Marguerite de Ravalet, ces deux enfants, beaux comme l'innocence, finirent par l'inceste la race fratricide de leur aïeul." (J. Barbey d'Aurevilly, 1603, Une page d'histoire).

Tourlaville-ChateauRavalet

Julien de Ravalet naît en 1582 et Marguerite en 1586 dans le château familial à Tourlaville, au sein d'une famille qui compte onze frères et soeurs. Rapidement, leur complicité fraternelle mue en amour platonique, qui contraint leurs parents à les séparer. Ils envoient Julien au collège de Coutances à 13 ans. Trois ans plus tard, au retour de Julien, Marguerite, alors âgée de 14 ans, est mariée à Jean Lefèvre de Hautpitois, 45 ans, le 20 mars 1600 en l'église Notre-Dame de Tourlaville. D'une famille anoblie en 1548, sa richesse provient de la charge de collecteur de l'impôt royal. Dans les derniers jours d'août 1601, Marguerite met au monde avant terme une fillette prénommée Louise, qui est baptisée le 4 septembre en l'église Saint-Malo de Valognes. Elle a 14 ans et 8 mois.

Son mariage n'est pas heureux et elle fuit le château conjugal, pour retrouver son frère. Ils se cachent à Fougères puis à Paris. Ils sont arrêtés le 9 septembre 1603, sur demande de Jean Lefèvre, elle à l'Hostellerie Saint-Leu, 111 rue Saint-Denis, lui rue Tirechape. Le procès commence le 19 septembre devant le Grand Châtelet de Paris. Marguerite et Julien sont jugés pour adultère et inceste, accusations qu'ils nient. Marguerite accouche le 25 septembre, dans sa prison du Châtelet, de son deuxième enfant : un garçon prénommé... Julien . Elle a 16 ans et 9 mois. Le 5 novembre, Marguerite et Julien sont reconnus coupables et condamnés à la question, qui ne sera pas finalement exécutée. Les deux jeunes gens ayant fait appel, le procès vient devant la Tournelle du Parlement de Paris du 24 au 27 novembre. Le 1er décembre, le frère et la sœur sont finalement condamnés à la décapitation. Malgré une requête de grâce de leur père directement auprès du roi Henri IV faite le même jour, ils sont exécutés le 2 décembre 1603 au matin, en place de Grève à Paris. Le roi aurait dit, selon Pierre de l'Estoile dans son Journal du règne de Henry IV, roi de France et de Navarre, « si la femme n'eût point été mariée il lui eût volontiers donné sa grâce, mais que l'étant il ne le pouvait »

Ils sont enterrés dans l'église de Saint-Jean-en-Grève de Paris (démolie pendant la Révolution française) avec l'épitaphe « Ci gisent le frère et la sœur. Passant ne t'informe pas de la cause de leur mort, mais passe et prie Dieu pour leur âmes ».

Source: Externe

Après l'exécution, leur père Jean III multiplie les actes de bienfaisance envers les pauvres et les dotations aux églises. Ainsi, fait-il construire en 1623 un couvent de Bénédictines au 32 rue au Fourdray à Cherbourg, dont Charlotte de La Vigne, sœur de son épouse, est la première abbesse. L'année suivante, la peste qui s'abat sur la ville atteint quelques sœurs et perçoit les religieuses à s'établir, temporairement puis définitivement, à Valognes, dans le couvent qui prend le titre jusqu'en 1789 de Notre-Dame-de-Protection. L'oncle des condamnés, Jean II, ancien propriétaire du château de Tourlaville et abbé de Hambye, se démet de son abbaye et de sa charge de chantre de la cathédrale de Coutances.

Les deux enfants de Marguerite sont confiés à la garde à ses parents. Louise devint bénédictine et on ne connaît pas le sort de Julien.

Source: Externe

La « chambre bleue » : représentation artistique de la scène où, prétend-on, le mari surprit l'intimité des deux amants.

Source: Externe

La chambre Bleue du château

Source: Externe

"Marguerite et les amours", peinture attribuée à Pierre Mignard.

"Dans le temps où cet amour et ce bonheur, qui durent être inouïs, pour être si coupables, s’enveloppèrent de ténèbres trahies, comme elles le sont toujours, par des sentiments incompressibles, il y avait pourtant une fière énergie dans les cœurs. Les passions, plus mâles que dans les temps qui ont suivi, étaient montées à des diapasons d’où elles sont descendues, et où elles ne remonteront probablement jamais plus. C’était vers la fin du seizième siècle, — de ce siècle de fanatisme et de corruption qu’italianisa Catherine de Médicis et cette race des Valois qui furent les Borgia de la France. Alors, il y avait en Normandie — la solide Normandie, où les hommes, robustement organisés, gardent mieux qu’ailleurs la possession d’eux-mêmes, — une famille de seigneurs venue de Bretagne vers 1400, et devenue, depuis plusieurs générations, terriennement normande. Elle habitait sur la côte de la Manche, à l’est, et non loin de Cherbourg, un château fortifié par une tour, qui, de cette tour, s’appelait Tourlaville. Comme tous les châteaux du Moyen Age, ç’avait été longtemps une fortification de guerre, mais le génie amollissant de la Renaissance l’avait transformé, et préparé pour cacher des passions et des voluptés criminelles et pour les destinées qui, plus tard, se sont accomplies.

La famille qui vivait là portait sans le savoir un nom fatidique. C’était la famille de Ravalet… Et, de fait, elle devait un jour le ravaler, ce nom sinistre ! Après le crime de ses deux derniers descendants, elle s’excommunia elle-même de son nom. Elle s’essuya de l’ignominie de le porter, et ainsi elle se tua et mourut avant d’être morte.

Elle avait bien, du reste, mérité de mourir. Seulement, elle ne mourut pas comme les autres familles coupables et condamnées. Dieu fit une navrante exception pour elle. Cette outlaw de Dieu qui avait violé toutes ses lois, devait violer, en dernier, la loi providentielle des expiations divines. Chez elle, ce ne furent pas les plus coupables d’une famille sacrilège, dépravée et féroce, qui payèrent pour leurs crimes et les crimes séculaires de leur race. Ce ne furent pas des innocents non plus, — des innocents, qui rachètent tout avec leur innocence ! Chez les Ravalet, il n’y avait pas d’innocents. Mais ce furent des coupables d’un crime différent des crimes de leurs pères, de l’abominable lignée des crimes de leurs pères, et qui à ces crimes ajoutèrent le leur, que leurs pères n’auraient pas commis. En effet, dans celui-ci, du moins, il se retrouva — égaré et contaminé, il est vrai, par les vices héréditaires d’une race perdue, — un jet soudain de nature humaine reparue, que depuis longtemps on ne voyait plus et qu’on ne supposait même plus possible dans la poitrine sans cœur de ces Ravalet !

 

Tous avaient été, de génération en génération, des hommes particulièrement impitoyables. Tous, sans exception, avaient tué dans leurs âmes les sentiments humains, comme ils tuaient les hommes. Le caractère le plus marqué de leur terrible race avait été une atroce impitoyabilité. Tempéraments aussi absolus qu’indomptables, dont les passions avaient la faim des tigres, c’étaient de ces gens qui croyaient le monde créé pour eux, et qui, pour faire cuire seulement l’œuf de leur déjeuner auraient incendié toute une ville. Quand ils s’avisaient d’être débauchés, c’était de la débauche qui va jusqu’au sang et jusqu’à la mort… Un jour, l’un d’eux avait enlevé à un de ses écuyers une jeune fille qu’il aimait, et l’ayant violée, il l’avait tuée à coups de boule de quilles, dans un des fossés du château. Pour lui, elle n’avait été qu’une quille de plus ! Un autre, en sortant ivre d’une de ces orgies nocturnes comme ce damné château était accoutumé d’en voir, et se présentant le matin à la communion, passa son épée à travers le corps du prêtre qui la lui avait refusée, et le massacra, tenant l’hostie, sur les marches mêmes de l’autel. Un troisième avait assassiné son frère de ses propres mains, et avait mis le signe de Caïn sur sa race, qui, un jour, devait l’y retrouver… Tout tremblait, dans un pays qui, d’ordinaire, ne tremble devant rien, quand on pensait aux Ravalet, et l’horreur pour ces hommes tragiques était devenue si forte, qu’on s’attendait à voir sortir d’eux, un jour ou l’autre, non plus des créatures à visages d’hommes ou de femmes, mais des êtres à forme et à face inconnues, et on disait dans le pays, à chaque grossesse d’une Ravalet, avec un frisson de curiosité et d’épouvante : « Que va-t-il nous tomber de ce ventre ? Que va-t-il nous vomir d’affreux sur la contrée ? » Mais cette horrible attente fut trompée. Les monstres qu’on attendait furent deux enfants de la plus pure beauté, qui sortirent tout à coup, un jour, comme deux roses, de cette mare de sang des Ravalet."

Jules Barbey d'Aurevilly- Une page d'histoire (1882)

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jeudi 14 juin 2018

Les ordres, décorations et médailles royales et impériales françaises

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- Ordre de Saint-Michel

- Ordre du Saint-Esprit

Source: Externe

- Institution du Mérite militaire

Source: Externe

- Ordre royal et militaire de Saint-Louis

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L'édit instaurant l'Ordre de Saint Louis, signé par le Roi, est enregistré par le Parlement le 10 avril 1693. Cette récompense est destinée à honorer "la vertu, le mérite et les services rendus avec distinction". Elle est ouverte à tous les officiers catholiques, quelle que soit leur origine sociale, servant dans l'armée depuis au moins dix ans et s'étant distingués.
Louis XIV est le grand-maître de l'Ordre de Saint Louis ; il en nomme et en promeut les membres. Les titulaires sont répartis en trois classes : celles de grand-croix, de commandeur et de chevalier.

Premier ordre royal ouvert à des officiers roturiers, l'Ordre de Saint Louis est également le premier à récompenser non la naissance, mais la valeur militaire et le mérite, il devient l'ordre le plus populaire de l'Ancien Régime.

 Source: ExternePort des différents grades de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis : chevalier ; commandeur ; grand-croix.

 Supprimé par la Convention en octobre 1792, l'Ordre de Saint Louis est rétabli en 1814 par Louis XVIII. Il est définitivement supprimé en 1830 par Louis Philippe, en même temps que les autres ordres royaux.

- Ordre de la Légion d'Honneur (1802)

 

Source: Externe

 http://www.noblesseetroyautes.com/la-legion-dhonneur-ordre-imperial-royal-et-national-la-fondation-1ere-partie/ 

 https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ordre_national_de_la_Légion_d%27honneur

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